• Nox

Témoignage : travailler avec des esprits.

Dernière mise à jour : 11 avr. 2020

Dans ce témoignage, nous avons reçu le récit de Lauranne, jeune femme travaillant dans une structure avec des enfants. Elle nous explique que ces bâtiments sont connus comme abritant des choses mauvaises que personne n'arrive à expliquer. Son récit est troublant au départ, et devient rapidement effrayant.


Le voici : « Mon histoire se déroule sur deux ans à peu près et est davantage liée au lieu plutôt qu'à une personne en particulier. Je suis une jeune femme de vingt-trois ans et je travaille auprès des enfants. Pour donner un peu de contexte, le lieu où je travaille est réputé pour être le théâtre d'étranges phénomènes et tous les locaux, privés ou publics de ce secteur sont touchés.


Le premier phénomène auquel j'ai assisté s'est passé un soir aux alentours de dix-huit heures, alors que je m'apprêtais à quitter ma salle de classe. J'ai fermé les rideaux et allais refermer la porte lorsque j'ai entendu un bruit derrière moi. Je me suis retournée et j'ai vu qu'un pot de peinture était tombé au sol avec suffisamment de force pour qu'il s'ouvre et projette de la peinture sur un demi-mètre. Mon premier réflexe a été de claquer la porte et d'aller chercher une collègue à côté. Nous sommes retournées dans la salle et avons essayé de refaire tomber les pots de peinture avec le rideau (qui aurait pu bouger à cause d'un courant d'air) mais il ne s'est rien produit. Nous avons nettoyé la peinture et ne sommes pas retournées dans la pièce de la soirée.


Quelques semaines plus tard nous avons entendu quelqu'un courir hors d'une pièce voisine. Nous avons cherché un peu partout dans les locaux mais il n'y avait personne et aucun des enfants n'était sorti de sa salle à ce moment-là. Je n'ai rien dit mais j'étais de plus en plus mal à l'aise. Ensuite, la peur s'est accentuée le jour de mon agression.

C'était l'heure du goûter et j'étais dans ma salle avec les enfants. Je venais de les disputer car ils étaient particulièrement agités et je leur ai demandé de se calmer. J'ai repris ma discussion avec ma collègue lorsque j'ai senti quelques picotements dans le cou et sur la hanche. Puis une vive douleur m'a fait crier et porter ma main à mon cou. Les picotements avaient été remplacés par une vive douleur de brûlure. Ma collègue m'a alors demandé ce qui se passait :


Moi en retirant ma main - « Je ne sais pas ça brûle ça fait mal !


Elle- C'est bizarre tu es rouge et il y a comme une cloque ! Va voir ! »


J'ai couru dans les toilettes et en regardant dans le miroir j'ai vu une grande plaque rouge écarlate dans mon cou avec en son centre un "bouton" rouge. J'ai relevé ma chemise pour vérifier ma hanche, m'attendant à voir des boutons similaires, mais ce que j'ai vu m'a glacé le sang. À l'endroit où ma peau me chauffait, deux longues traces de griffures s'étendaient, comme si quelqu'un m'avait griffé avec son index et son majeur.


J'ai pris des photos et les ai envoyées à une amie et une collègue en leur demandant à chacune ce qu'elles en pensaient. L'une d'elles est très proche de quelqu'un qui s'y connaît en paranormal et l'autre parce qu'elle s'y intéresse également. Les deux m'ont confirmé qu'il s'agissait bien d'une griffure et ma collègue en avait déjà subi de plus graves. J'étais terrifiée. Puis il ne s'est plus rien passé jusqu'à récemment.

Des bruits de pas ou de clés dans les couloirs, des courants d'air inexpliqués, des chuchotements au creux de nos oreilles, l'impression d'être touché... Un enfant nous a aussi rapporté avoir aperçu la silhouette d'un petit garçon qu'il ne connaissait pas. Il était dans le couloir pensant avoir entendu son camarade revenir des toilettes. Nous étions dans la salle et nous avons vu qu'il ne bougeait plus.


Nous - « Il arrive Matheo ?


Lui - Il y a quelqu'un là-bas sur le banc mais ce n'est pas lui. »


Nous nous sommes regardés et j'ai vu sur le visage de ma collègue qu'elle était aussi terrifiée que moi. Nous nous sommes levées.


Lui - « Il est parti il a eu peur. »


©NoxFrance

Je précise qu'à ce moment-là nous étions cinq dans la structure. Ma collègue et moi-même ainsi que trois enfants. Les portes ne s'ouvrent que de l'intérieur et pour accéder depuis l'extérieur il faut avoir une clé. Nous étions donc certaines qu'il n'y avait personne d'autre dans le bâtiment. De plus il ne devait pas être plus de sept heures et demi du matin. Je suis persuadée que nous ne sommes pas seules là-bas. Le plus souvent j'essaie de faire abstraction mais je n'aime pas y être seule et lorsque c'est le cas je dois me faire violence pour faire ce que j'ai à faire au lieu de me terrer dans un coin et attendre que ma collègue arrive. Je fais le plus de bruit possible, comme si ça allait empêcher quoi que ce soit. »

Ce que l'on sait des esprits, c'est que certains sont mal-intentionnés, et d'autres totalement inoffensifs. Ces phénomènes restent parfois inexpliqués et c’est souvent en cherchant un peu plus loin dans le temps qu’on arrive à les comprendre.

Comme le dit Lauranne dans son témoignage, les bâtiments dans cette zone sont réputés comme étant le théâtre d'événements possiblement paranormaux. De plus, elle nous in- forme dans un autre mail que l'une de ses collègues aurait fait des recherches sur l'origine de cet endroit. L'établissement aurait été auparavant un endroit (hôpital, sanatorium on ne sait pas réellement) dans lequel étaient guéris des malades de la lèpre, la peste, etc... On en conclut donc qu'il y a probablement eu des morts, et les dates les plus anciennes retrouvées auprès de la mairie remontent au moyen âge.

De plus, l'esprit ou les esprits semblent plus menaçants envers les adultes qu'envers les enfants. On peut donc utiliser dans ce genre de situation le terme de poltergeist. Le terme poltergeist est utilisé pour désigner une entité qui hanterait des lieux en faisant beaucoup de bruit. L’esprit se manifesterait en faisant tomber des objets (comme le pot de peinture), ou bien en faisant beaucoup de bruit en marchant (bruits de pas dans le couloir). Beaucoup ont déjà vécu ce genre de situation, mais celle de Lauranne reste encore légèrement différente. En effet, le poltergeist cherche à faire peur, mais ne devient que très rarement dangereux au point d’agresser quelqu'un.

Dans le cas où Lauranne s'est faite agresser, on parlerait plutôt d'un esprit vengeur. En général c'est un esprit plus virulent, qui n'est pas là simplement pour effrayer mais bien pour causer du tort. Celui-ci s’attaque beaucoup aux personnes et notamment aux personnes rassemblant tout ce qui provoque cette haine. En l’occurrence, les adultes dans cette situation-là. On sait aussi que à l'époque, les personnes atteintes de maladies telles que la lèpre ou la peste, n'était ps aussi bien soignées qu'à notre époque. On peut donc s'imaginer qu'il y règne une ou plusieurs entités n'ayant ps trouvé la « paix ». Bien sur, ce ne sont que des suppositions, le monde du paranormal étant encore flou, on ne peut rien affirmer.

Nous ne saurons probablement jamais ce qui a provoqué les griffures de Lauranne, mais ce que l'on sait c'est que les bâtiments abritent des choses que l'on n'explique pas. Alors simple coïncidence ou esprit vengeur ? À vous de décider !