• Nox

Témoignage : la maison n'était pas hantée, tout était provoqué par sa présence.

Dans ce témoignage, nous recevons le récit d'une jeune femme de vingt-et-un ans habitant dans le département de l'Essonne. Elle précise que ses parents sont séparés depuis presque sept ans et qu'elle cherche à trouver des avis et des témoignages en rapport avec ce qu'elle a vécu. Voici son récit :


« Dès l'enfance, mon père me demandait parfois si je ne sentais pas des odeurs de parfum me passer sous le nez. À l'époque, je ne comprenais pas ce qu'il insinuait et j'étais loin de m'imaginer ce qui allait se passer.


Il faut savoir que jusqu'à mes huit ans, je dormais dans la chambre de mes parents. Dans la mienne régnait une ambiance qui me faisait peur, et le peu de fois où j'y dormais, j'entendais des bruits de craquement, comme un souffle qui me caressait le visage, des bruits dans le couloir. Cette atmosphère était définitivement anxiogène pour moi.


Parfois, quand j'étais allongée dans le lit de mes parents, je voyais devant la porte de la chambre l'ombre d’un homme, portant un chapeau, et dans mes souvenirs il avait une sorte de grande cape, un peu comme un détective privé. Nous sommes les seconds propriétaires de cette maison et personne n'est mort à l'intérieur, il n'y a donc pas d'explication possible de ce côté-là.


©NoxFrance

Plus tard, alors que mes sœurs, ma mère et moi étions au salon, nous entendions parfois des choses tomber à l’étage, et lorsque nous montions, rien n'avait bougé.


Une nuit aussi, je n'avais pas fermé le store de ma chambre et la lumière de la lune m'avait réveillée. J'avais un petit lit en hauteur à l'époque, qui me permettait de rester à genoux pour fermer le store. C'est à ce moment-là, et je ne sais pour quelle raison, que je me suis retournée pour regarder en direction de la porte de ma chambre, qui était d'ailleurs entrouverte. Je me souviens que quelque chose me faisait peur, mais que je n'en connaissais pas la raison. Je me suis alors rapidement installée dans le lit, la couette me recouvrant de la tête au pieds, comme pour me cacher. C'est alors que j'ai entendu ma porte grincer ainsi que le parquet bruyant de ma chambre. Mon cœur battait à mille à l'heure, j'avais tellement peur que je n'osais plus bouger. J'ai d'abord pensé à un voleur. Je sentais une présence dans ma chambre, comme si quelqu'un ou quelque chose tournait en rond. J'ai soudain senti une oppression autour de ma cheville gauche, comme si quelqu'un avait posé sa main sur celle-ci. En levant un peu ma couette, j'ai cru apercevoir une tête devant l'armoire de ma chambre, je me suis alors de nouveau cachée sous les draps, attendant de longues minutes. J'entendais encore à certains moments des petits bruits, comme si quelqu'un marchait. J'ai alors pris mon courage à deux mains, je me suis levée de mon lit et j'ai couru pour rejoindre la chambre de mes parents. Je me suis sentie suivie dans le couloir, et une fois arrivée dans leur chambre, j'ai éclaté en sanglots.


La plupart du temps, lorsque j'étais seule à la maison, je faisais en sorte que la télé du salon soit allumée pour me tenir compagnie. Je n'osais pas monter à l'étage et les rares fois où j'y allais, je me sentais très mal à l'aise, comme épiée par quelque chose ou quelqu'un. J'avais l'impression que cette chose ou cette personne était accrochée à moi. Il m'arrivait aussi d'entendre les escaliers craquer comme si quelqu'un les descendait. Lorsque j'avais environ huit ans, j'ai donc décidé d'affronter mes peurs et d'aller dormir dans ma chambre. Souvent, la nuit, je me sentais observée et j'entendais même parfois mon parquet craquer comme si une personne se balançait, et il m'arrivait aussi de sentir de drôles d'odeurs. Parfois je faisais abstraction de ces petits détails, et d'autres fois je leur demandais de me laisser tranquille, de façon gentille. J'avais conscience à cette époque que des choses que l'on ne peut pas expliquer existent.


Le reste de ma famille était parfois aussi victime de phénomènes inexplicables. Mes sœurs entendaient les placards de la cuisine s'ouvrir et se fermer. Ma mère elle, se sentait suivie, elle sentait des présences dans sa chambre et demandait de nombreuses fois aux entités d'arrêter de lui faire peur, et les phénomènes se calmaient automatiquement.


Une nuit je suis partie aux toilettes et j'ai entendu des bruits de craquement, comme si quelqu'un montait les escaliers. J'ai ensuite entendu des sortes de chuchotements, et lorsque mon père s'est levé, j'ai compris que ce n'était pas quelqu'un de ma famille.


Un soir aussi, mes parents étaient de sortie au restaurant. J'ai voulu rester avec mes sœurs, qui étaient dans leur chambre à l'étage d'en dessous, mais elles refusaient que je reste avec elles car elles regardaient un film interdit aux moins de seize ans. J'ai donc essayé de vaincre ma peur ; je suis allée dans la salle à manger, j'ai allumé les lumières, et j'ai voulu monter dans ma chambre. J'ai mis mon pied sur la première marche, celle-ci a craqué sur le coup, et j'ai commencé à entendre des bruits en haut. Comme s'il y avait quelqu'un qui essayait de se cacher car il avait entendu du bruit dans l'escalier. Ce n'était peut-être que mon imagination... mais ce soir-là je suis montée dans ma chambre avec difficulté.


Par la suite, il y a eu le divorce de mes parents, mon père a donc quitté le foyer et les phénomènes se sont arrêtés. Il avait déjà fait venir des prêtres dans la maison, pensant obtenir de l'aide auprès d'eux, mais ceux-ci ne trouvaient rien à redire sur l'ambiance de la maison, et disaient que c'était peut-être mon père qui avait des problèmes.


Aujourd'hui, mon père raconte qu'il est suivi par des « démons » qui lui gâchent la vie, et qu'ils sont accrochés à lui comme pour absorber son énergie. Il ne travaille plus et il est obsédé par le monde du paranormal, convaincu que quelque chose cherche à le détruire. Il a souvent fait du magnétisme d'ailleurs, utilisé un pendule, et il m'a raconté avoir eu de mauvaises expériences lors de séances de Ouija lorsqu'il était plus jeune. »


L'histoire de cette jeune femme est troublante. Esprit frappeur, poltergeist, ou entités accrochées à son père ? Nous ne le saurons probablement jamais...