• Nox

Rencontre du troisième type. #1

« J’ai regardé les formes vagues mais rassurantes des médecins autour de moi. Ma vision s’est brusquement éclaircie. L’horreur soudaine de ce que j’ai vu m’a bouleversé alors que je me rendais compte que je n’étais certainement pas à l’hôpital. Je regardais droit dans le visage d’une horrible créature [...] avec d’énormes yeux bruns lumineux. Je regardais frénétiquement autour de moi. Ils étaient trois ! L’hystérie m’a vaincu instantanément. »


Le cas Travis Walton :


Travis Walton est un homme né le 23 avril 1957 en Arizona aux États-Unis. Il est marié à Dana Walton, et est bûcheron de profession.


Travis Walton en 1975 ©Photo courtesy Michael H. Rogers

L'histoire se déroule le 5 novembre 1975. C'était un matin d'automne comme les autres, le soleil tentait de se frayer un chemin à travers les arbres qui s'habillaient des belles couleurs orange de la saison. L'équipe de bûcherons était constituée de sept hommes ; Michael Rogers, Allen Dallas, John Goulette, Kenneth Peterson, Steve Pierce, Dwayne Smith et Travis Walton.


L'entreprise dans laquelle Travis travaillait, avait réussi à décrocher un contrat de travail dans la vallée forestière de Turkey Springs en Arizona. Le travail des sept jeunes hommes consistait à éclaircir une plantation d'arbres fraîchement faite. L'éclaircissement consiste à couper certains arbres qui pourraient empêcher les autres de pousser.


Le patron qui était à l'époque Mike Rogers était, du haut de ces vingt-huit ans, le plus vieux de l'équipe. Il faisait ce travail depuis neuf ans, et ce qui allait se passer ce jour-là, il n'en avait jamais fait l'expérience auparavant.


Cette journée-là, toute l'équipe remarqua que Dwayne n'était pas très attentif. C'était alors à Travis de faire attention en coupant les arbres pour qu'il ne lui tombe pas dessus, dû à son manque de vigilance. Steve quant à lui, profitait que le patron ait le dos tourné pour se reposer. Comme le raconte Travis, Allen lui était parfois incontrôlable et imprudent sur le terrain, ce qui lui causait quelques disputes avec ses collègues.


Durant cette période, le soleil se couchait rapidement derrière les montagnes. Le frais de la soirée commençait à se faire ressentir alors que les bûcherons continuaient de s’affairer.


Travis observait la luminosité s'assombrir et prit la liberté de communiquer au reste de l'équipe que la journée était finie. Ce à quoi les autres bûcherons répondirent positivement, en commençant à remballer les outils. Ils rangèrent les dernières tronçonneuses et l'essence dans le coffre du camion de chantier avant de se mettre en route pour la maison. Dwayne, John, Steve et Allen étaient assis à l'arrière. Ils allumèrent leurs cigarettes pendant que les non-fumeurs, Travis, Ken et Mike au volant, profitaient de l'air frais de la montagne à travers les fenêtres ouvertes. Il était exactement 18h10 lorsque le camion démarra et commença à slalomer entre les arbres.


Alors qu'il était secoué à cause des bosses sur la route, Allen aperçut une lumière vive sur sa droite. Pensant qu'il s'agissait de la lumière du sommeil, le bûcheron n'y prêta pas plus d'attention, avant de se rendre compte que le soleil s'était couché plusieurs heures auparavant. Innocemment, il s'imagina qu'il s'agissait du reflet d'une lampe de campeurs installés dans les bois.


En passant devant un terrain sans arbres, la lumière éblouit tous les occupants de la camionnette. Allen s'exprima :


« -Fils de...

-Bon sang, c'est quoi ce bordel ! » cria Travis.


Alors que les yeux des sept bûcherons s'habituaient à la forte luminosité, ils arrivaient à distinguer une brillance jaunâtre sur la route, une quarantaine de mètres plus loin. Mike qui conduisait, devait se concentrer sur le chemin sinueux, alors il demanda aux autres :


« -Qu'avez-vous vu ?

- Je ne sais pas, on aurait dit comme un crash d'avion » répliqua Dwayne.


La curiosité poussait Mike à appuyer sur l'accélérateur pour arriver le plus vite possible sur les lieux d'où provenait la lumière. Soudain, les sept hommes se retrouvèrent électrisés par la vue la plus impressionnante qu'ils n'aient jamais vu.


« -STOP ! S'écria John, arrêtez la voiture ! »


Le camion ralentit brusquement, laissant une traînée de poussière derrière lui. Travis ouvra sa porte en grand pour avoir un meilleur aperçu.


« -Mon dieu ! S'écria Allen, c'est une soucoupe volante ! »


Mike arrêta le moteur, et sans un bruit, tous les individus se retrouvaient à regarder dans la même direction. Cet objet ressemblait à un vaisseau, il était de couleur dorée et était suspendu sur la place dans les airs. Tout ce que Travis décrit pourrait nous faire penser à ce que l'on appelle un ovni, plutôt grand, une forme bien spécifique. L'engin n'émettait aucun son ce qui plongea toute l'équipe dans un silence de mort et une atmosphère très étrange.


Travis était intrigué par la chose, et son plus grand souhait était de s'en approcher pour assouvir sa curiosité.


« -Que fais-tu ? » Lui demanda Mike, dans un murmure.


Les pieds de Travis semblaient le conduire tout droit vers le vaisseau, pendant que ses collègues, inquiets, essayaient de le faire revenir. Au fur et à mesure qu'il avançait, il réduisait son allure. En étant à peine à quelques mètres de l'engin, il pouvait entendre un léger bruit s'en échapper, un son de mécanique.


« Travis ! Reviens par ici ! » Lui cria Mike.


Soudainement, les machines probablement à l'intérieur du vaisseau se sont mises en route. Travis fut traversé par une sorte d'électrocution, et tout ce qu'il ressentait en cet instant était un fort engourdissement dans ses membres et une grande mélancolie, il raconte que son âme s'était transformée en noirceur immense. À partir de ce moment-là, il ne ressentait plus rien, ses oreilles et ses yeux avaient cessé de fonctionner.


Les collègues de Travis racontent ensuite que son corps fut comme aspiré par le vaisseau, pendant que ses bras relâchés vers l'arrière, semblaient sans vie.


Représentation d'une abduction ©NoxFrance

Dwayne cria à son tour :


« Partons d'ici, et vite ! »


Ils montèrent tous dans le camion et Mike démarra en trombe.


« -Est ce que ce truc nous suit ? Demanda Mike. Est-il après nous ? »


Personne ne répondit. Il regarda alors dans son rétroviseur intérieur, pour voir les têtes complètement livides de ses coéquipiers. Leurs regards n'étaient que stupéfaction et les six bûcheront furent réduits à un silence de mort.


Mike était persuadé que l'engin volant les poursuivait. La peur l'obligea à appuyer de plus en plus fort sur l'accélérateur. Une fois qu'il put enfin regarder en arrière, il rassura ses collègues :


« -Il ne me semble pas que la chose nous suive. »


C'est alors que, anxieusement, les six hommes débattaient autour du fait qu'ils aient laissé Travis. Encore sous le choc, ils déblatéraient des milliers de paroles à la minute, dans un brouhaha infernal. L'un d'eux proposa de retourner sur les lieux, pendant que d'autres n'en avaient pas le courage. Après un long débat, ils décidèrent tous de retourner sur les lieux. Ken dirigea tant bien que mal Mike, pour qu'ils puissent retrouver l'endroit.


Ils cherchèrent pendant de longues minutes, criant le nom de Travis, retournant chaque rondin de bois, inspectant chaque flaque d'eau. Les bois étaient étrangement très calmes, et malgré l'unique lampe torche dont ils disposaient, ils ne trouvèrent aucune trace de lutte, même pas une marque de pas... rien.


Plus ils mettaient du temps à retrouver Travis, plus Mike devenait inquiet. C'était le patron, le leader de l'équipe, il se devait de ramener, après chaque journée de travail, ses six employés à leurs maisons respectives. Mike ordonna alors à ses hommes de remonter dans le camion, et ils s'en allèrent, dans un silence des plus profonds, avant que Ken ne mentionne :


« -Nous allons devoir en parler aux autorités. »



Voici la suite du récit, raconté par Travis :


« Je reprenais lentement conscience. Allongé sur le sol dur et froid, je peine à ouvrir les yeux. J'ai comme un goût de fer dans la bouche, et je me sens très faible. J'ai soif, très soif, et lorsque je parviens enfin à entrouvrir les yeux, je ne reconnais pas l'endroit dans lequel je me trouve. Je sentais que quelque chose n'allait pas, la pièce me semblait très petite, et les murs n'étaient pas tous de la même taille, certains incurvés, certains droits...


Je deviens fou ? Suis-je toujours vivant ?

« Quel endroit bizarre ! » me suis-je dis.


Je ne me souvenais de rien à ce moment-là, mais je savais que quelqu'un ou quelque chose avait essayé de me faire du mal. Soudain, je me suis revu dans les bois, devant cette chose illuminée et volante. À première vue, je pensais que mes collègues m'avaient emmené à l'hôpital, car mon corps entier me faisait terriblement mal.



Il faisait très chaud et humide dans la pièce. Je sentais une légère pression sur mon abdomen et lorsque j’eus enfin réussi de nouveau à ouvrir les yeux pour voir ce qu'il y avait sur mon ventre, j’aperçus une sorte de machine en métal. Je voyais plusieurs médecins autour de moi, mais ma vision était si floue que je ne pouvais distinguer leurs têtes.


Ma vision redevint claire au bout de quelques secondes, et c'est une vision d'horreur qui est venue me frapper. Je le sais avec certitude, je ne suis pas dans un hôpital. Les créatures devant moi portaient des combinaisons orange, et leur peau était si blanche qu'ils semblaient livides. Ils étaient trois. Me levant péniblement, je réussis à faire tomber la machine qui était sur mon abdomen et à faire reculer les trois créatures. Je me sentais très faible physiquement et totalement paniqué par ce que je voyais.


Image d'illustration © Image courtesy Michael H. Rogers

Les trois choses essayaient de m'attraper tant bien que mal, pendant que je leur criais : « Restez en arrière, qui que vous soyez ! »


Lorsque je ne pus plus reculer, me retrouvant collé au mur, je pris le temps pour les détailler physiquement. Ils avaient une forme physique plutôt humanoïde : deux bras, deux jambes, une taille moyenne et de petits pieds. Je remarquai qu'ils n'avaient pas d'ongles au bout des doigts. Ils ne semblaient pas avoir de cheveux, ni de poils en général. Leurs têtes elles, étaient très étranges. Un front très large, tandis qu'ils avaient une mâchoire très fine, et des traits du visage presque enfantin. Ils avaient de très petites lèvres, que je n'avais jamais vu s'ouvrir. Leurs yeux quant à eux étaient disproportionnés et semblaient sortir de leurs orbites tellement ils étaient grands.


Malgré tous mes cris, mes appels au secours et toutes mes questions posées ouvertement, aucun d'eux n'émettait de sons.


C'est alors qu'ils se sont retournés et sont sortis de la pièce, sans rien dire. Après avoir repris mes esprits, il fallait absolument que je sorte et l'adrénaline présente dans mon corps me poussait à le faire. Il y avait de grands couloirs, et plus je cherchais une porte de sortie, plus je me rendais compte à quel point cet endroit était immense, presque comme un labyrinthe. Il y avait de nombreuses pièces, avec de grandes tables, des chaises tout autour et des boutons électroniques un peu partout. Regardant à travers les vitres, je pouvais voir les étoiles. J'en avais maintenant la certitude, j'étais dans l'espace.


Lorsque je m'apprêtais à toucher les boutons et commandes dans l'une de ces pièces, je fus surpris de voir un homme apparaître dans l'encadrement de la porte. Je me suis alors immobilisé, scrutant ses moindres faits et gestes. Il portait une combinaison bleue et des bottes noires. Me sentant en confiance avec ce qui ressemblait à un humain, je me précipitai vers lui, posant mille et une questions à la fois. L'homme resta parfaitement silencieux, agrippant gentiment mon bras pour m’inciter à le suivre. Il m'emmena dans plusieurs pièces, traversant de nombreux couloirs, avant de rentrer dans une grande salle dans laquelle se trouvait une immense table à nouveau, des chaises et surtout, le plus important, trois autres humains ! Il y avait deux hommes et une femme, portant les mêmes accoutrements que l'homme qui me tenait le bras.


« -Quelqu'un peut me dire où est-ce que je me trouve, s'il vous plaît ? » implorais-je sans recevoir de quelconques réponses.

Ils m'ont alors tous agrippé, m'obligeant à m'allonger sur la table. Et alors que la femme me pressait ce qui ressemblait à un masque à oxygène, sur le nez et la bouche, tout devint soudainement flou. »


--


Lorsque Travis reprit conscience, il faisait nuit. Il était allongé sur le ventre, en plein milieu d'une rue, qu'il reconnut comme étant sa ville de résidence. Le vent était frais ce qui l'aidait à reprendre ses esprits. Il raconte avoir vu au loin ce qui lui paraissait une soucoupe volante, flottant dans l'air et reflétant la lumière de la lune, avant de disparaître dans l'obscurité de la nuit. Ses jambes étaient encore très faibles, pourtant, il se mit soudainement à courir à vive allure, poussant son corps à l'extrême. Il trouva une cabine téléphonique et appela immédiatement sa maison, d'où son beau-frère décrocha. Travis, à ce moment-là, était dans un état psychologique qu'il n'avait encore jamais vécu. Il cria dans le téléphone :


« -Ils m'ont ramené ! Je suis dehors, dans l'une des rues de la ville, s'il-te-plaît, envoie quelqu'un me chercher ! »


Grant, le beau-frère de Travis, ne trouvait pas ça drôle, et a immédiatement pensé à une blague que quelqu'un lui faisait. Sur le point de raccrocher, Travis se précipita :


« -Attends ! C'est moi Travis !

-Où es-tu ? Demande Grant en retour.

-Je suis à la station-service Heber Exxon !

-Je viens te chercher, ne bouge pas. » s'exprima Grant avant de se précipiter vers sa voiture pour se mettre en route.

Grant monta immédiatement dans la voiture avec à ses côtés sa sœur Duane, roulant à vive allure avant de retrouver Travis, devant la cabine téléphonique de la station essence.


« -Je n'ai jamais été si content de te voir ! » s'exprima Grant.


Lui et Duane aidèrent Travis à monter dans la voiture, et pendant le trajet, il leur raconta ce qui lui était arrivé.


« -Ils étaient affreux... peau très blanche, de très grands yeux... raconta-t-il.

-Calme toi Travis, tu vas bien maintenant. Ils ne t'ont pas blessé, n'est-ce pas ?

-Non... mais ces yeux, ils étaient terriblement grands ! Ils ne faisaient que me regarder ! »


En cet instant, Travis pensait qu'il n'avait disparu que quelques heures, mais en sentant sa barbe et sachant pertinemment qu'il s'était rasé le matin même, il comprit.


En réalité, Travis avait disparu durant cinq jours.


Après cette expérience traumatisante, Travis ne pouvait pas reprendre une vie normale. C'est alors qu'il chercha à partager son histoire dans le monde entier. Voici ce que ses autres coéquipiers confièrent aux médias :


Michael Rogers : « Je travaille dans ces bois depuis plus de dix ans, et c'est la chose la plus terrifiante qui me soit arrivée. »


Allen Dallas : « Je n'arrivais pas à croire ce qui nous était arrivé. L'horreur ne pouvait pas être réelle. »


John Goulette : « Je sais ce que j'ai vu, et ce n'était rien qui venait de la planète Terre ! »


Kenneth Peterson : « J'ai vu une lumière venant de l'objet volant et Travis s'est ensuite mis à voler dans les airs. »


Steve Pierce : « Ce rayon était la chose la plus brillante que j'ai jamais vue de toute ma vie. »


Dwayne Smith : « L'ovni était lisse et dégageait une lumière jaunâtre-orange. »


Travis Walton : « Si je pouvais le refaire, je ne descendrais pas du camion ! »


Malgré le scepticisme des personnes qui entendaient parler de cette histoire, les différents témoins ont toujours soutenu les propos et le récit de Travis. C'est à partir de cet événement que Travis commença vraiment à se pencher sur la vie extraterrestre ainsi que ce que l'on appelle communément : les OVNI. Il réalisa un film nommé « Fire in the sky » en 1993, retraçant cet événement qui marqua sa vie à tout jamais. Un documentaire est également disponible sur Youtube « The true Story of Travis Walton ».



L'histoire de Travis Walton est probablement la plus connue en matière d'enlèvement par des extraterrestres. Beaucoup de professionnels ont essayé de démentir le récit de Walton tellement il est inédit, pendant que d'autres sont totalement convaincus. Alors vraie ou fausse histoire ? À vous de vous faire votre propre avis !


- Julie