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Mars : une planète habitable ?

Mars doit son nom au dieu de la guerre. Les romains appelaient « terres de Mars » les terres rouges d'où ils extrayaient le fer pour leurs armes de guerre. Bien entendu, la planète qui a pris ce nom doit en fait sa couleur à l'oxyde de fer que ses roches contiennent.


Les similitudes de Mars avec la Terre.

Il se trouve que Mars, avant d'être cette planète dénuée de rivière, avait une atmosphère suffisamment chaude et épaisse pour qu'on y trouve de l'eau liquide. Aujourd'hui il resterait davantage de glace et tout particulièrement au niveau des calottes polaires. L'eau (H2O) se serait majoritairement évaporée, dispersant son hydrogène dans l'espace et rendant les sols rouges par l'oxydation du fer qu'il contient. Mais on pourrait trouver également malgré tout de grandes quantités d'eau sous forme de glace dans les sous-sols, cette dernière recouvrant près de deux tiers de la planète et pouvant atteindre des centaines de mètres de profondeur. Si elle a pu survivre au climat de Mars, c'est grâce à la couche de sable qui la recouvre, la protégeant des ultraviolets du Soleil.

Comme on le sait donc, Mars contient une gigantesque quantité d'eau sous forme de glace, ce qui fournirait un bon réservoir pour une future colonisation, du moins si elle est possible. De plus, cette planète a tout de même d'autres similitudes avec la nôtre. Pour commencer, son orbite se trouve être presque similaire à la Terre. Ainsi, un jour sur Mars est de vingt-quatre heures et trente-sept minutes pour vingt-trois heures et cinquante-six minutes sur Terre. Malgré tout, son orbite autour du Soleil n'est pas la même, la Terre se déplace à cent-mille kilomètres par heure, tandis que Mars, se trouvant plus éloignée de notre étoile, décrit une orbite plus longue à une vitesse de quatre-vingt-trois mille kilomètres par heure. Une année sur Mars serait alors composée de 686,98 jours, soit près de deux fois plus que sur Terre. Là est la différence de Mars.

On pense également que Mars pourrait accueillir certaines de nos plantes terrestres survivant à la haute altitude et résistant au gaz carbonique. Comme sur Terre, Mars est dotée de volcans ainsi que de canyons formés par les vents puissants dont la planète est victime. Ces bourrasques s'élevant à deux-cent kilomètres par heure, elles déplacent de fines poussières et des cristaux de glace formant ces reliefs gigantesques. Puisque, voyez-vous, les volcans s'élèvent à vingt-cinq kilomètres de haut pour deux-cents kilomètres de diamètre, et les canyons sont des fossés profonds de cinq kilomètres, large de deux-cent kilomètres et s'étendant sur cinq-mille kilomètres.


Une colonisation possible ?

Malheureusement, Mars a une atmosphère si fine qu'elle ne retient que peu les éléments nécessaires à notre survie à l'air libre et elle ne protège pas beaucoup les terres de la chaleur du Soleil ou du froid de l'espace. La planète contient beaucoup d'oxygène présent dans le gaz carbonique, constituant 95% de son atmosphère, malgré tout, ce gaz est dangereux pour nous puisque notre corps le rejette de lui-même, l'air serait donc complètement irrespirable. Cependant, il existerait une réaction, dite de Sabatier, qui permettrait de transformer le gaz carbonique en oxygène grâce à de l'hydrogène, nous permettant de recycler l'atmosphère de Mars.

Malgré tout, il ne faudrait modifier l'atmosphère martien en lui-même, ni l'exploiter. Mars, tout comme la Terre et les autres planètes, est complexe mais également fragile. Il ne faudrait donc pas perturber ses « habitudes ». Elon Musk avait déclaré qu'il faudrait faire exploser des bombes thermonucléaires sur les calottes polaires de la planète pour réchauffer et densifier l’atmosphère. Cependant, des recherches ayant été faites, il serait inacceptable de faire cela. Cela risquerait de plonger la planète dans un hiver très long dû aux particules de glaces qui se formeraient dans l'atmosphère et qui empêcheraient les rayons du Soleil de passer. Il serait également affreux de dénaturer une planète, aussi bien d'un point de vue environnemental que scientifique, notamment parce que toutes les recherches n’ayant pas été effectuées, nous n’avons pas encore toutes les connaissances à son sujet ne serait-ce que sur sa composition complète.

Malgré tout, Mars contient de nombreux éléments indispensables à la colonisation humaine permanente. Notamment le gaz carbonique, pouvant servir à gonfler de vastes serres où les plantes prélèveraient l'oxygène pour permettre à d'éventuels colons de pouvoir respirer, mais également de se nourrir. Il en va de même concernant la pose de panneaux solaires permettant de fournir aux êtres humains l'énergie nécessaire à leur survie. La glace présente dans les sols peut également être prélevée de manière à fournir de l'eau.


On aurait également pour idée de terraformer Mars, c'est à dire transformer son atmosphère, modifier ses océans ainsi que créer une végétation semblable à ce qu'on pourrait trouver sur Terre. Ceci dans le cas d'un manque de ressources de notre planète ou d’une catastrophe la détruisant, mais aussi pour le développement touristique ou en cas d'invasion extra-terrestre. Cette transformation se ferait par le transport d'eau sur Mars provenant de planètes proches telle que Saturne, ou d'astéroïdes afin de transformer le gaz carbonique en oxygène, mais également en méthane, créant un effet de serre afin d'emprisonner la chaleur et faire fondre la glace présente sur toute la planète. Tout ceci aurait pour but de modifier le climat et la pression atmosphérique. Malgré tout, nous ne sommes toujours pas sûrs que cela puisse se faire.


Si une colonie terrienne venait à survivre sur Mars, quelle qu'en soit la raison, il y aurait de forts risques que ses enfants se trouvent différents de leurs parents physiquement pour pouvoir s’accommoder à la pesanteur sur Mars représentant le tiers de celle de la Terre. Cela empêcherait ces derniers de pouvoir venir sur Terre sans problème. Les habitants de Mars deviendraient donc de véritables martiens de par leur physique adapté à leur environnement. Dans le pire des cas, la colonisation se ferait de manière à ce que ce soit plutôt les hommes qui s'accommodent à cette planète, au même titre que les personnes vivant en altitude s'harmonisent avec leur environnement plus faible en oxygène.

De la vie sur Mars ?

Du peu que l'on sait de la vie sur cette planète, il y aurait des bactéries capables de supporter des températures supérieures à 250°C au fond des mers de glace. Des recherches ont été faite pour trouver une présence extraterrestre, les sondes spatiales ne trouvant aucune forme de vie ou de civilisation avancée. Si les extraterrestres existent, d'après les scientifiques, ils ne peuvent venir que de beaucoup plus loin. Malgré tout on serait tenté de se poser la question concernant leur existence en se référant à la fondation SCP. Celle-ci, si elle existe, serait chargée de localiser et de contenir les individus, les entités, les emplacements et les objets qui violent la loi naturelle, ainsi que de les classifier. Entendons que son existence est remise en cause, personne ne sait si elle existe vraiment et si ses « objets » sont réels ou non. Il ne faut alors pas croire au pied de la lettre le cas dont on va parler : SCP-206.


Le SCP-206 est un rover d'exploration de Mars lancé dans le cadre d'un effort de collaboration de l'Institut russe de recherche spatiale et de l'Agence spatiale européenne. Quelques mois après son lancement, les données de télémétrie (mesure à distance) sont perdues. On déclare alors que l'engin a disparu. Quelques mois après, le rover donne signe de vie en envoyant des photographies semblant montrer des vues de la zone d'atterrissage prévue, au-dessus du cratère Victoria, d'Invictus. Trois jours plus tard, d'autres images sont reçues d'une zone se trouvant à deux-mille-cinq-cents kilomètres au sud. Comment est-il arrivé aussi vite ? Un rover basique ne peut se déplacer au-delà de cent-trente mètres par heure, celui-ci est censé circuler à quatre-vingt-dix mètres par heure. En une journée complète (donc vingt-quatre heures), il parcourrait environ deux kilomètres, donc en trois jours il n'aurait pu avancer que de six kilomètres. Si aucune forme de vie n'existe sur la planète Mars, comment est-il possible que le rover se soit trouvé si loin aussi rapidement ?

Ce qui est d'autant plus intriguant, mais également inquiétant, c'est que dix jours plus tard, le rover ne se trouvait plus sur Mars, mais sur son satellite Deimos, prenant en photo la planète. Comment ce serait-il retrouvé là ? Il se trouve que le rover a contacté à plusieurs reprises la Terre en envoyant des images sur différentes planètes, dont une en particulier ressemblant fortement à la Terre, mais étant différentes sur certains aspects. Malgré tout, il n'a pas été permis de constater si le rover prenait lui-même les photos ou s’il s'agissait d'autre chose. On se dit tout de même que certaines images n'ont pas pu être faite par le rover, car elles montrent des endroits difficiles d'accès pour sa taille et sa forme. Mais il a été démontré qu'il s'agissait bien de lui par le biais de sondes prenant en photo des traces de son passage, ainsi que sa silhouette.

Même si le rover semble s'être déplacé seul et ne paraît pas endommagé, la question est telle qu'on se demande toujours ce qui lui permet de se déplacer aussi vite mais aussi, pourquoi la communication a été coupée alors qu'il n'était pas encore arrivé sur Mars. Un extraterrestre l'aurait-il intercepté sur cette planète ? Ceci permettant de démontrer que la vie y serait possible ou que certaines entités y habiteraient ?

Le mystère reste entier, nous ne saurons probablement jamais s'il existe une forme de vie sur cette planète et encore moins s'il serait véritablement possible d'y habiter. Néanmoins nous pouvons toujours y réfléchir et imaginer...

Judy