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Les Dibbuks

Dernière mise à jour : 14 août 2019

Dans toutes les religions, les démons et esprits malfaisants existent sous différents noms. Le terme « Dibbuk » (ou « Dibbouk ») est le dérivé d'un mot signifiant « lien » ou « attachement ». Selon les courants Judaïques et les époques, la définition du Dibbuk n'est pas exactement la même.


-> D'après une des traditions juives, les Dibbuks sont des Démons ou des Génies, capables de venir posséder les Humains.


-> Pour d'autres, les Dibbuks sont des âmes malfaisantes qui se sont échappées du purgatoire avant d'être jugées par Dieu. N'ayant accès ni au Paradis ni à l'Enfer, elles errent sur Terre à la recherche de vivants à posséder.


-> Isaac Luria (XVIeme siècle), penseur juif, disait que les Dibbuks étaient en fait un état de l'âme durant le cycle de réincarnation. Il pensait que chaque âme passait par cette forme avant de continuer son chemin vers une autre vie.


-> Actuellement, la plupart des croyants juifs qui pensent que les Dibbuks existent les considèrent comme les âmes des défunts ayant commis un péché (comme le suicide ou les meurtres) ou qui n'ont pas achevées une tâche sur Terre. Elles sont donc condamnées à errer entre deux mondes.


Ainsi, les Dibbuks s'attachent aux vivants et les tourmentes. Ils vont jusqu'à posséder les humains. Et comme dans toutes possessions, ils leur font faire des choses malsaines. Dans certains cas, le Dibbuk cherche même à tuer son hôte. Mais la plupart du temps, cet esprit veut simplement achever sa tâche sur Terre avec l'aide d'un « corps vivant ». Une fois sa mission accomplie, il part et laisse son hôte tranquille.


En cas de possession, si le Dibbuk ne part pas de lui même, un exorcisme devra être pratiqué pour libérer l'hôte. Certaines personnes, pour ne plus être ennuyées, enferment les âmes ou Démons dans des boites (Dibbuk box ou boite à Dibbuk), qui ne devront jamais être ouvertes pour ne pas que le Dibbuk n'en sorte et n'importune le vivant.


L'histoire de la boite à Dibbuk la plus connue est celle qu’a acheté Kevin Mannis, un antiquaire américain, lors d'un vide maison. La petite-fille d'une défunte vendait ce joli coffret à vin. Kevin questionna alors la vendeuse à propos de cette boite, qui avait l'air ancienne et qui l’intéressait pour son magasin. La jeune femme ne savait pas ce qu'elle contenait mais insista sur le fait que sa grand-mère lui avait interdit d'ouvrir cette boite. Jamais elle ne devait essayer. Enthousiaste à l'idée d'avoir cet objet, Kevin l'acheta et le ramena au sous sol de sa boutique dans l'attente de la dépoussiérer et de la restaurer un peu pour la revendre.


Quelques jours plus tard, alors qu'il avait laissé son employée tenir la boutique pendant qu'il était sortit, des bruits étranges et de violents coups se firent entendre en dessous du magasin. L'employée, apeurée ne tarda pas à partir loin de cet endroit. Quand Kevin alla voir au sous sol tout était à terre, saccagé, les lampes cassées et les chaises projetées à travers la pièce.


Sans penser que les dégâts étaient dus à la boite – il pensait plus à un mauvais coup de son employée qu'il n'a jamais revu – il dépoussiéra celle-ci. Mais au lieu de la vendre, il l'offrit à sa mère pour son anniversaire. Au restaurant, où ils déjeunaient pour cette occasion, la maman de Kevin eut un malaise. Après avoir été à l’hôpital, qui ne trouva aucune maladie, la maman de Kevin était dans l'impossibilité de parler. Elle était devenue muette. Pour communiquer, elle écrivait. Et ce

qu'elle écrivit en revoyant son fils était très étrange : H-A-T-E-G-I-F-T.


Puisque sa mère ne l'aimait pas, il récupéra la boite et tenta de l'offrir à plusieurs autres personnes qui la lui redonnèrent à chaque fois. Il entendra même que « c'est une boite du Diable » et « un mauvais objet ». Alors, Kevin décida de la garder pour lui !


Après tout, il trouve cette boite jolie et il ne comprend pas vraiment pourquoi personne n'en veut. Mais une fois chez lui avec la boite, Kevin fait des rêves étranges ou plutôt, des cauchemars dans lesquels il voit des démons et des créatures énigmatiques. Des bruits anormaux se font également entendre dans son appartement et des objets se déplacent seuls... Après plusieurs jours, il décide de s'en débarrasser, et met alors une annonce sur Ebay tout en précisant que cette boite est hantée.


Un étudiant lit l'annonce. Une boite hantée, de quoi bien rigoler avec ses camarades ! Il l'achète en pensant passer des soirées sympathiques avec ses amis fans de Ouija. Mais il regrette vite son achat et la revend à un de ses copains, Jason Haxton.


Jason Haxton trouve la solution contre les ennuis que provoquent la boite. Il connaît un arbre avec un tronc creux. Il place la Dibbuk box à l’intérieur. Puis, durant des années, cet objet ne gênera plus personne.



Aujourd'hui, cette célèbre boite à Dibbuk se trouve dans le musée de Zak Bagans, l'enquêteur star du show Américain « Ghost Adventures ». La boite est placée à l'abri sous un épais verre de protection. Pour visiter son musée, à Las Vegas, vous devez d'abord dépenser 44$ puis signer une décharge qui décline toute responsabilité du propriétaire en cas de problèmes... Avis aux aventuriers du paranormal !


Mais rassurez-vous, si vous n'avez pas les moyens de vous payer un aller/retour jusqu'à Las Vegas, des boites à Dibbuk sont disponibles à la vente sur internet. Mais sont, bizarrement, de plus en plus nombreuses depuis la sortie du film « Possédée » (2012) qui raconte l'histoire d'une jeune fille hantée par un Dibbuk échappé d'une Dibbuk box.


Lotte