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Le voyage dans le temps : théoriquement possible mais très complexe.

Qui n'a jamais rêvé de voyager dans le temps, chevaucher différentes époques ? Pour beaucoup, ce voyage n'est possible que dans la science fiction. Mais, qu'en est-il lorsque cette dernière entre en collision avec la réalité ?


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Le voyage dans le temps reste un rêve, puisque l’être humain avance de manière continue et irréversible dans le présent. Pour le feu physicien et cosmologiste Stephen Hawking, aucune porte n’est à fermer. Le voyage temporel reste un sujet scientifique très sérieux. La théorie sur la relativité serait la clé de l’énigme, mais reste à savoir comment l’utiliser. D’après Einstein, cette relativité générale abandonne la notion de force gravitationnelle et la remplace par la courbure de l’espace temps (les physiciens réunissent les deux concepts dans une structure plus générale à quatre dimensions, trois pour l’espace et une pour le temps, appelée l’espace temps). Pour être complète, la théorie de la relativité générale doit trouver le moyen de calculer la courbure de l’espace temps créée par une distribution de masse (le poids d’un objet par exemple). Elle le fait par l’intermédiaire d’un système très complexe de formules mathématiques, les équations d’Einstein, qui relient courbure de l’espace temps et distribution de masse. Sujet très complexe mais pas impossible à résoudre. Pour preuve, nous avons au fil des années, différents témoignages ou preuves de voyageurs temporels qui se mêlent à nos différentes époques.

Un des plus célèbres personnages de l’année 2000, John Titor ou plus communément appelé Timetravel0. Alors que l’informatique commence à se développer et connaît ses premiers ordinateurs, cet homme s’exprime sur une plate forme de chat IRC en prétendant venir de l’an 2036 et serait en mission dans le passé (1975) pour récupérer un ordinateur IBM 5100 car ce dernier posséderait une fonction cachée : simuler différents langages de programmation. Il avait apparemment besoin de cette machine afin d'éviter un bug informatique en 2038. Il semble que l'ordinateur possède bel et bien cette fonctionnalité, qui a été dissimulée à la concurrence dans les années 1970. Cette information ne fut révélée qu'en 2000… soit après la disparition de Timetravel0. Ses connaissances techniques solides étaient alors, pour l'époque, extrêmement pointues et développées alors qu’internet était en plein développement et Wikipédia un simple projet. Réel voyageur du temps ou simple génie d’époque ?

Quelques peintures font également parler d’elles avec des anachronismes. L’oeuvre de l’artiste italien Umberto Romano, Mr. Pynchon and the Settling of Springfield peinte en 1937, nous montre un célèbre politicien au milieu d’une tribu amérindienne. Au premier plan, nous voyons un amérindien qui semble assis dans ce qui peut ressembler à une pirogue en bois et tenant dans sa main un étrange objet pour l’époque. Pour beaucoup, cet objet ressemblerait à un téléphone, voire un iPhone, et ce environ soixante-dix ans avant son lancement. Certaines hypothèses plus terre à terre ont vu le jour, désignant l’objet comme étant un simple miroir ou un livre.

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Une autre peinture fait parler d’elle sur twitter. Découverte par un homme du nom de Peter Russell qui aurait vu cet anachronisme dans le musée Neue Pinakothek à Munich, en Allemagne. Nommée L’Attendue et peinte en 1860 par l’autrichien Ferdinand George Waldmüller , cette oeuvre met en scène un jeune homme qui attend sa douce, une rose à la main tandis que cette dernière est absorbée par ce qui semble être un téléphone . Si cet anachronisme s’avère exact , nous pouvons en déduire de par son attitude qu'à l’inverse du jeune homme la technologie aurait pris le dessus sur elle, focalisant toute son attention, un comportement typique de nos jours . Certains y verraient plutôt un livre de prières ou une Bible.

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Nous avons la très célèbre vieille dame dans le film The Circus de Charlie Chaplin, sorti en 1928, où nous la voyons tenir quelque chose à son oreille tout en discutant seule, attitude semblable à celle de quelqu’un qui utilise un téléphone. Malheureusement cela n’existait pas encore à l’époque et s’il s’avérait que c’en était un, quelle tour de transmission cellulaire utilisait-elle ? Certains scientifiques penchent pour un appareil auditif d’époque, mais généralement ce genre de dispositif est utilisé en discutant avec une personne devant soi et non en déambulant dans le vide. Les doutes sont toujours permis.


Et comment parler du voyage dans le temps sans évoquer cette célèbre photo d’un prétendu voyageur temporel. En réalité il n’en est point. Cette photographie provient du musée de Bralome Pioneer, dans la ville de Bralome, au Canada. Elle fut prise en 1941 lors de la réouverture du pont de South Fork. Malgré son allure surprenante, la tenue vestimentaire de l'homme désigné comme un potentiel voyageur dans le temps est en réalité typique de l'époque. Tout d’abord les lunettes de soleil à protection latérale sont celles que pouvait porter un aviateur en ces temps. Nous les retrouvons dans le film de 1944 Double Indemnity avec l’actrice Barbara Stanwyck qui les porte. L’appareil photo qui semble être un reflex est semblable à un Olympus Six ou à un Agifold. En revanche le logo qui semble être sur un t-shirt et non un pull reste un mystère. Cet homme qui a eu plusieurs identifications comme étant Edward Russel (il était en formation pour être pilote dans la Royal Canadian Air Force ), Blair Dalzell Russel, ou encore un simple photographe qui a fait un montage photo, n’a toujours pas d’identité. Nous pouvons le voir sur deux clichés avec différents angles de prise de vue.


Été 1901, deux touristes britanniques visitant le château de Versailles auraient vécu un voyage temporel dans les allées du château. Deux personnes tout à fait saines d’esprit puisque Charlotte Anne Moberly, cinquante-cinq ans, est directrice d'un collège féminin de l’université d'Oxford, et Eleanor Frances Jourdain, trente-huit ans est enseignante. Après avoir parcouru la galerie des glaces, elles tentent de se diriger vers le petit Trianon mais s’égarent dans le parc. Le ciel se couvre et devient orageux. "Un univers dont une porte s’est ouverte par erreur " écrira Jean Cocteau dans la préface de l'édition française de ce récit, en 1959, désormais intitulé Les fantômes du Trianon. Perdues dans le parc, elles aperçoivent des jardiniers dans une tenue pour le moins étrange puisqu’ils sont vêtus d’un long manteau et d’un tricorne. Voyant les deux femmes, ils leur indiquent le chemin à suivre. Lorsqu’elles arrivent près d’un cottage, elles aperçoivent une jeune fille d’environ douze ou treize ans et une femme en tenues d’époque et supposent qu'il s'agit d' une mère et sa fille. Continuant leur chemin, elles arrivent vers ce qui leur semble être le Temple de l’Amour. Mais l’atmosphère devient plus angoissante lorsqu’elles croisent un homme assis au pied du pavillon, le regard menaçant et en tenue d’époque également. C’est alors qu’un autre homme apparaît, comme s’il leur venait en aide, décrit comme étant très grand et beau, cheveux bouclés, vêtu d’une cape et d’un grand chapeau, il leur indique le chemin à suivre : la petite maison aux volets clos. Tout en marchant, elles voient assise sur la pelouse au loin, une femme qui dessine en robe et en chapeau blanc. Elle relève la tête et c’est alors que les deux touristes sont à nouveau prises d’un étrange malaise. Lorsqu’elles arrivent au seuil de la porte de la petite maison, un jeune homme, qui leur donne l’impression d’être un serviteur en raison de sa tenue, ouvre la porte et indique la direction à suivre pour retrouver leur chemin. Suite à leur expérience , les deux femmes ont décidé de publier en 1911 leur étrange voyage intitulé An Adventure. Une brèche spatio-temporelle aurait-elle été ouverte à cet instant, entraînant les deux touristes aux XVIIIe siècle par inadvertance ? En effet l'un des chemins empruntés par les deux femmes n'existe plus depuis des années, une des portes a été condamnée, l'homme au visage menaçant ressemble au comte de Vaudreuil et la femme assise dans l'herbe, ressemble à un tableau de Adolf Ulrik Wertmüller dont le sujet n'était autre que Marie-Antoinette. Serait-ce les fantômes du passé qui hanteraient les lieux ? Ou une imagination débordante de la part de ces femmes pour attirer l’attention ? Depuis cette aventure, bien des visiteurs tentent de voir ces étranges apparitions.


Le voyage dans le temps reste à ce jour un sujet très sérieux pour bon nombre de scientifiques. Pour accéder au passé, faut-il qu’une porte spatio-temporelle soit ouverte par le monde des esprits et ainsi nous entraîner comme ces deux britanniques dans une époque lointaine ? Qui sera assez malin pour trouver la clé de cette fabuleuse énigme ?

Roxanne