• Nox

Le seigneur des momies

Dernière mise à jour : 26 mars 2020

Le 2 novembre 2011, la police Russe fait une drôle de découverte dans une maison de la capitale. Il y a des sortes de « poupées » disposées un peu partout dans des pièces, et l'odeur est nauséabonde. On dirait une sorte de musée privé. C'est alors que les autorités font une découverte effroyable.

L'enfance :

Anatoly Yurevich Moskvin est un petit garçon né le 1er septembre 1966 en Russie, mis au monde par sa mère Elvira Moskvina, accompagnée par son mari, et père de l'enfant Yuri Moskvin. Pendant son enfance, il vit dans un immeuble situé en banlieue de Nijni Novgorod, la cinquième plus grande ville de Russie. On raconte que dans son enfance, Anatoly aimait traîner avec des amis, en ville, et même plus précisément dans des cimetières. Plutôt glauque pour un enfant de son âge. Puis survient un incident qu'il racontera plus tard comme quelque chose de marquant. Lors de la procession du corps d'une fillette décédée, Natacha Petrova, les personnes conviées à l'enterrement auraient insisté pour qu'Anatoly embrasse le front du mort. Il aurait même déclaré dans un journal : « un adulte m'a poussé le visage contre le front cireux de la fille avec un bonnet brodé, et je ne pouvais rien faire d'autre que l'embrasser comme ordonné ». La mère de la fillette de onze ans, aurait passé un anneau autour du doigt de sa défunte fille et un anneau autour du doigt de Moskvin. Anatoly raconte lors dans un article : « Je l'ai embrassée une fois, encore une fois, puis encore une fois. » C'est ainsi que Moskvin se serait retrouvé marié à une fillette morte.


La vie d'adulte :

Moskvin grandit donc dans l'équilibre de la famille, et se passionne pour les langues, l'histoire celtique et devient un homme très connu du milieu universitaire. Il fait de grandes études, commence par travailler dans un institut de langues étrangères, puis devient conférencier en études celtiques dans sa ville natale. C'est en 2005, lorsqu'un autre professeur universitaire le charge de répertorier les morts dans plus de 700 cimetières de la ville, que l'homme se passionne pour la mort, les rituels funéraires et l'occulte.

Ses collègues universitaires le décrivent comme un homme extrêmement intelligent mais aussi extraverti. Moskvin n'aura par ailleurs jamais de relation, que ce soit personnelle ou sexuelle, et restera habiter avec son père la majeure partie de sa vie. C'est un adulte plutôt retiré de la société, avec une vie sociale moindre.


Sa carrière se poursuit entre 2006 et 2010 avec l'écriture d'articles pour un journal hebdomadaire, pour qui son père participera aussi. La découverte macabre :

En 2011, la police de Russie enquête sur une histoire sordide. De nombreuses tombes de la région ont été profanées dans un délai de 4 ans, et les corps n'ont jamais été retrouvés. C'est finalement le 2 novembre 2011 que Anatoly Moskvin est arrêté à son domicile. Et la découverte de la police fait froid dans le dos. Dans le domicile de monsieur Moskvin, vingt-six corps ont été retrouvés, visiblement tous des enfants. L'odeur a directement alerté la police, et les cadavres avaient été transformés en « poupées ». Moskvin est aussi accusé d'avoir profané plus de 170 tombes, dans plusieurs villes de la région, et il aurait conservé des objets tels que des plaques gravées et des objets ayant appartenu aux défunts pour prouver cela. Les légistes racontent que certaines poupées avaient des boîtes à musique intégrée dans leur corps, de façon à ce qu'elles jouent une douce mélodie quand on les touche.


C'est alors que les enquêteurs se penchent sur le côté psychologique qui se cache derrière ces profanations. Ils découvrent dans l'ordinateur d'Anatoly des recherches pour « momifier des corps », des photographies et des vidéos d'un nombre incompréhensible d'enfants et de tombes ouvertes. Les corps ont été enveloppés avec du sel et du bicarbonate de soude, pour pouvoir être « séchés » et ensuite les membres étaient enrubannés dans des chiffons pour empêcher au corps de rétrécir à cause de l'absence d'eau dans les tissus humains. Moskvin habillait ses poupées avec des vêtements, et recouvrait les visages avec de la cire et de la peinture pour recréer des visages de poupées. La maison a été décrite comme étant un vrai « musée » de poupées humaines, et chaque pièce était remplie de bric-à-brac, journaux et livres en tout genre.

Pourtant, les parents de Moskvin disent ne s'être rendus compte de rien, et déclarent : « Nous avons vu ces poupées mais nous ne pensions pas qu'il y avait des cadavres à l'intérieur. Nous avons pensé que c'était son passe-temps de faire de si grandes poupées et nous n'avons rien vu de mal avec ça. » Évalué psychologiquement, Anatoly Moskvin est diagnostiqué avec une forme très rare de schizophrénie paranoïaque. Le tribunal de Nizhny Novgorod accompagné par de nombreux psychiatres détermine Moskvin comme étant incapable de subir un procès et le détenu est emmené dans une clinique psychiatrique privée. Depuis, le dossier d'Anatoly est revu chaque année, repoussant son internement jusqu'à cette année encore (2019).

Julie