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Le cas Donovan : une terrifiante histoire paranormale

Dans les années 70, la famille Donovan subit progressivement des phénomènes paranormaux tous plus effroyables les uns que les autres, paralysant de peur les parents et les enfants. Une escalade de l’horreur qui marquera à jamais le couple Warren. Comment cela a-t-il bien pu se produire ? Comment une telle force maléfique a-t-elle pu être à l’œuvre ?



Partie 1 : Au commencement


Patty Donovan est une jeune fille dont l’adolescence est ponctuée d’une terrible solitude, un manque de contact social et un repli sur elle-même. Son âge, 19 ans, signe pourtant l’apogée des rencontres et des vibrations relationnelles. Pourtant, elle se tourne les pouces, et ne trouve d’intérêt nulle part. Elle ne manque de rien, ses résultats à l’école sont plus que corrects, mais il semble que personne ne parvienne à la comprendre, elle. La maison dans laquelle ses parents Ted et Ellen résident avec son jeune frère Brian, 15 ans, est immense, on dirait presque un manoir. Autour néanmoins, peu de voisins, et les seuls compagnons de jeu que pourrait se faire Patty sont les vaches dans les prés d’à côté.


Un soir, alors qu’elle peine à fermer les yeux, la jeune fille se met en quête de quelque chose qui pourrait tromper son ennui. Elle se souvient que sa famille garde dans un vieux placard une planche de Ouija. Discrètement, l’adolescente fouille dans les recoins de l’armoire, et se saisit de la boîte recouverte désormais d’un film de poussière. Patty souffle dessus, libérant un rideau de particules blanches. Elle passe sa main sur le précieux objet et en retire les dernières pellicules de poussière ; en grand et en majuscules sont inscrites les lettres « O.U.I.J.A. ». Le cœur de Patty palpite : ça y est, elle va enfin pouvoir se divertir ! La jeune fille se précipite dans sa chambre, la boîte sous l’aisselle, et s’enferme à double tour. Elle veille d’abord à ce que personne dans la maison ne se soit levé.


À cette heure-ci, Brian se réveille toujours pour grignoter un en-cas. Patty procède rapidement et avec euphorie à l’installation de la Ouija : elle débarrasse le plancher de ses vieux vêtements, dépose délicatement la grande planche brune aux lettres dorées, et positionne par-dessus la goutte, cet objet particulier en forme de pyramide arrondie qui aiguille les réponses. Patty s’assoie en tailleur, et place son index sur la goutte, au centre de la planche. Elle avait déjà vu à la télé des médiums et hypnotiseurs s’essayer, et il fallait donc poser des questions pour entrer en communication avec un fantôme… Maladroitement, Patty apostrophe quiconque dans sa chambre, demande à ce que quelqu’un se manifeste, pose des questions hasardeuses, et constate tristement que la goutte n’a pas bougé d’un centimètre.


Sur le point d’abandonner, Patty écarquille soudain les yeux lorsqu’elle sent la goutte lentement, mais sûrement, se diriger vers le mot « OUI ». Quelqu’un est ici ! Patty tremble à la fois de peur et d’excitation. Elle balbutie quelques vagues interrogations, la goutte se déplace en va-et-vient, jusqu’à ce que la jeune fille parvienne enfin à prendre davantage d’assurance. C’est un garçon qui lui parle, un jeune homme presque de son âge. Patty est ravie, elle craignait d’avoir affaire à l’une de ces vieilles entités qui vous effraient. Elle va finalement pouvoir partager des moments de sa vie et se faire un ami.


La planche de Ouija, pour parler à l’au-delà © WallpaperAccess 2021

Les premiers échanges se font plutôt désordonnés, mais très vite, Patty prend la main. Elle s’est procuré un carnet dans lequel elle note toutes les questions et les réponses de son confident. De cette manière, elle se souviendra de tout. Chaque nuit, ou presque, elle attend que la maison s’apaise et s’endorme pour retirer de sous son lit la planche et le carnet, et communiquer avec lui. Elle apprend les détails de la mort tragique de son ami, qui lui aussi se sentait seul et ne pouvait parler à personne. Il lui témoigne son affection, lui affirmant qu’il la trouve belle, et qu’elle devrait porter plus souvent des robes. Patty est charmée, presque envoûtée, personne ne lui avait jamais dit de tels mots. Les jours défilent, et chaque soir, son nouvel acolyte la complimente, l’encourage à s’embellir. Il lui confie même que s’il pouvait, il se marierait avec elle. La jeune fille se réjouit. « Mais, je ne connais même pas ton nom ! », s’esclaffe-t-elle, « Comment t’appelles-tu ? ». La goutte se projette soudainement sur le « NON ». Patty comprend plus tard que son ami ne peut pas lui révéler son identité, sous peine de conséquences irréversibles. Bouleversée mais attendrie par ses paroles, elle ne cherche pas à en savoir plus, et préfère se laisser révéler quelques secrets sur son avenir.


Les échanges, pourtant banals et romantiques, ravissent Patty, qui se sent comblée, irradiant de bonheur. Après presque une année d’échanges, son carnet déborde d’anecdotes sur la vie de son ami, et son futur l’enchante d’autant plus. Un énième soir, au début du mois de mars 1974, l’entité lui concède enfin ce que Patty a toujours souhaité entendre : elle se mariera et aura d’ici la fin des années 70, trois beaux enfants. Patty saute de joie, quelle merveilleuse nouvelle ! Elle est si enthousiasmée qu’elle supplie son bien-aimé de se manifester, de se montrer juste une fois, pour voir à quoi il ressemble ! Mais la goutte s’arrête, et Patty sent que son ami est déjà parti. Attristée, l’adolescente se remet au lit, dans l’espoir vif qu’elle puisse témoigner de l’existence de son si cher compagnon.



Partie 2 : Au cœur de l’enfer


Les jours qui suivirent assombrirent peu à peu l’esprit de Patty. Elle n’avait plus de nouvelles, se languissait de son ami et se sentait à nouveau très seule. La famille Donovan, quant à elle, continuait son petit chemin de vie. Les parents Ted et Ellen étaient des personnes très pieuses, qui veillaient à ce que leurs enfants ne ratent pas les messes et les discours du prêtre. Brian était un garçon de 15 ans, plutôt sage et réservé, mais qui aimait converser au sujet de ses passions. Toute la famille occupait une grande maison à l’allure de ranch, disposant d’un imposant terrain surplombant les vallées et les prés d’agriculture aux alentours.


Un matin de début mars, Ted découvrit avec stupeur que les pneus de son véhicule ainsi que ceux de la voiture de sa fille Patty avaient été comme lacérés, résolument crevés. Le père de famille avait fait en sorte de réparer rapidement les pneus, puisque les deux voitures étaient essentielles pour aller travailler et se rendre à l’école. Mais au bout de quelques semaines, ce furent les moteurs des deux voitures qui rendirent l’âme. Ted, furieux de ce nouvel acte de malveillance, suspecta en premier lieu ses enfants d’une mauvaise blague. Mais lorsqu’il s’aperçut que des arbustes du jardin avaient été arrachés et que des poteaux électriquesderrière la demeure avaient été pliés, il fut déconcerté. Sur les conseils de sa femme Ellen, Ted fit appel à la police, l’informant que des individus mal intentionnés vandalisaient et causaient des dégâts dans sa propriété. Après vérification, des officiers de police acceptèrent de roder plusieurs nuits autour de la maison, sans ne jamais constater d’endommagement, puis finirent par abandonner, faute de preuve.


Mais, les événements récents survenus chez les Donovan ne prirent qu’un tournant perturbant et plus qu’étrange lorsque la famille remarqua que des coups sourds, comme des tambourinements, survinrent chaque nuit, dans toutes les pièces du pavillon. Ted, inquiet et agacé, entreprit cette fois d’inspecter la maison du sol au plafond, sans succès ; tout paraissait absolument et étonnamment normal. Pourtant, les martèlements persistaient, de plus en plus imposants, de plus en plus longtemps, si bien que la famille avait fini par monter le son plus fort de la télévision, pour couvrir le vacarme permanent dans le foyer. Les parents écumèrent le domicile afin de trouver la source du bruit, mais à chaque fois qu’ils s’en approchaient, elle semblait ensuite venir de l’opposé de leur position. L’irritation de Ted par le tambourinement le persuada de convier un plombier et un chauffagiste dans la perspective de vérifier la tuyauterie, et, par la même occasion, de rationaliser ces événements. Mais, comme le craignait Ted, la tuyauterie et les chauffages s’avérèrent tout à fait fonctionnels.


Dans les semaines qui suivirent, la terreur s’installa définitivement chez les Donovan. Des grincements stridents se faisaient entendre durant la nuit, réveillant brusquement les enfants. Patty et Brian finirent même par dormir dans la chambre des parents, au pied du lit, pour se rassurer de la présence inconfortable qu’ils ressentaient lorsqu’ils se retrouvaient seuls dans leur lit. Bientôt, les commodes se mirent à léviter de quelques centimètres, faisant tomber les bibelots sur leur dessus, les tiroirs s’ouvrirent et se fermèrent avec une violence telle que des fissures apparurent sur le bois du meuble. À ce stade, il ne faisait nul doute pour Ted et Ellen qu’une présence maléfique étaient à l’origine des événements paranormaux dont ils étaient témoins.


Les affaires dérangées de la famille © Mindshadow.fr

Les Donovan retrouvaient régulièrement des vêtements, des objets éparpillés un peu partout dans la maison ; mais la nature de ces étrangetés parut presque dérisoire face à ce qu’ils découvrirent quelques jours plus tard. Aux prémices du mois d’avril, tandis que la famille était regroupée dans le salon devant la télé, des bruits sourds cognèrent précipitamment contre le plafond, ou plutôt le toit de la demeure. Ted sortit et observa avec effroi que des pierres, aussi larges que des grêlons, pleuvaient sur la propriété et les tuiles de la maison. Au même moment, Ted entendait que du vacarme se déroulait à l’intérieur ; les tableaux accrochés aux murs tremblaient et se décrochaient, les crissements stridents s’intensifiaient soudainement, et les meubles à l’étage produisaient des détonations si puissantes, que seuls les hurlements des enfants paniqués pouvaient en couvrir le son.


Ted n’eut d’autre choix que d’appeler la police à nouveau. Des officiers se présentèrent et constatèrent par eux-mêmes les dégâts et surtout, le désordre ambulant qui régnait dans la maison. Les agents, ne voulant en vérité pas s’aventurer dans le capharnaüm familial, suggérèrent à Ted de faire venir un prêtre. Hésitant, Ted ne le fut qu’un très bref instant, jusqu’à ce que le soir venu l’agitation horrifiante reprenne de plus belle. Les coups contre les murs résonnèrent inlassablement ; l’on perçut même des hurlements provenant de la cave ; les couvertures des lits furent déchirées et projetées au sol ; des objets lévitèrent honteusement à la vue de tous, tant et si bien que les Donovan se résolurent à passer la nuit dans le salon. Le lendemain matin, Ted s’empara du téléphone et appela le presbytère local pour les informer de la situation.


Objets en lévitation © Mindshadow.fr

Partie 3 : Appel à l’aide


Au téléphone, Ted décrivit au prêtre la série d’événements auxquels lui et sa famille faisaient face depuis plus d’un mois. Intrigué mais néanmoins nonchalant, le prêtre accepta de rendre visite à la famille Donovan pour lui prêter main forte. Arrivé sur place, le prêtre nota le silence et le calme régnant dans la bâtisse. Seuls les visages éreintés et las de Ted et Ellen trahissaient la situation malsaine et accablante. Le prêtre fit le tour de la maison, consultant chaque pièce et prenant le temps d’observer l’environnement, mais il affirma au couple que rien ne lui paraissait anormal. Sous les yeux ébahis des Donovan, le prêtre insinua plutôt qu’une anomalie psychologique était empreinte dans la maison, et qu’un psychiatre serait à même de répondre à leurs requêtes.


Désemparé, Ted finit par en parler à son supérieur au travail, sans lui dévoiler les détails de l’affaire, mais simplement que des manifestations visiblement occultes terrorisaient sa famille. À la grande surprise de Ted, le supérieur prit un air grave soudain et lui conseilla tout d’abord de se procurer un objet religieux particulièrement cher à Ted et de le disposer dans la chambre : « J’ai vu ça à la télé. C’est le couple d’enquêteurs, les Warren, qui ont conseillé de faire ainsi. D’ailleurs, tu devrais les appeler, ils pourraient t’aider ». Ted nota le numéro de téléphone du couple Warren que lui avait indiqué son supérieur et le mit dans sa poche. Le soir-même, il s’empressa de fouiller dans la cave et mis la main sur une statue de Saint-Anne. Il la déposa sur la table de chevet, comme indiqué, et partit vaquer à ses occupations. Des frissons lui parcoururent le dos lorsque la statue disparut et fut retrouvée à différents recoins de la maison, lacérée et fissurée en de multiples endroits.


Désordre dans le domicile © Mindshadow.fr

Faute de solution, Ted proposa à sa famille de passer quelques temps dans un hôtel, en vue de trouver du repos et de s’éloigner des bouleversements angoissants qui survenaient dans la maison. Ils ramassèrent quelques affaires et louèrent une grande chambre dans un motel aux abords de la ville. Ils constatèrent rapidement que la chose en question les avait certainement suivis, car du grabuge se fit entendre dès la première nuit : de la vaisselle cassée, des meubles bougés. Dès le lendemain, le directeur du motel se présenta et fut effaré face au désordre régnant dans la chambre : les meubles avaient été renversés, certaines ampoules avaient même éclaté. Les Donovan prirent congé immédiatement et rentrèrent chez eux. Lorsqu’ils ouvrirent la porte, ils furent épouvantés devant ce qui n’était plus qu’un amas de débris et d’objets. Une odeur fétide se dégageait de la maison, se répandant dans toutes les pièces ; des injures obscènes avaient été inscrites sur certaines portes ; des meubles saccagés s’étaient brisés ; de la vaisselle, du linge et des vêtements jonchaient le sol de la demeure. Les chambres étaient sens dessus-dessous, comme si un cambriolage avait été à l’œuvre pendant leur absence.


Ellen pria Ted d’agir et de trouver une solution. Totalement abattu, ce dernier entre en contact avec le monastère qui se trouvait proche de la maison, en vue d’obtenir une quelconque aide. Il raconta son histoire, dans les grandes lignes, mais sûrement en omettant de nombreux épisodes, à un moine qui accepta immédiatement de leur rendre visite. Lorsque Ted et Ellen détaillèrent les péripéties qui ne cessaient de les malmener depuis deux mois, le moine eut l’air de les croire : « C’est une affaire sérieuse dont vous me parlez là. Je ne sais pas si je peux vous aider, mais je sais que les Warren pourront. Vous devriez les contacter ». Ted, entendant pour la seconde fois l’histoire de ce couple d’experts du paranormal, se décida enfin à les appeler. Lorraine Warren considéra attentivement l’histoire que lui conta Ted, à la fois intriguée et méfiante quant à la véracité de cette affaire. Le couple décida néanmoins de se rendre sur place de manière à témoigner eux-mêmes de ces étranges phénomènes.


L’horreur à son paroxysme pour les Donovan © Mindshadow.fr

À leur arrivée, Ted et Ellen parurent soulagés, malgré leurs visages harassés. Les Warren se hâtèrent de rejoindre l’entrée de la maison et Lorraine fut aussitôt frappée par l’odeur nauséabonde de la maison, puis gagnée d’une inquiétude grandissante. Quelque chose de maléfique avait bien élu domicile. Ils s’attardèrent plusieurs heures dans le but d’étudier les phénomènes observés : les graffitis présents sur les portes, les meubles bousculés, le bruissement provenant des murs, les objets en lévitation, les affaires éparpillées un peu partout. Après l’état des lieux, Lorraine et Ed Warren retournèrent voir la famille dans le salon, unie face à l’angoisse, afin de leur poser quelques questions. Quand est-ce que les phénomènes avaient commencé ? Avaient-ils acquis un objet ou bijou ancien ? Possédaient-ils des livres de sorcellerie ou de démonologie ? Une personne de leur entourage avait-elle procédé à du vaudou ou une séance de conscience ? Avaient-ils utilisé une planche Ouija pour communiquer avec l’au-delà ?


« Oui » répondit promptement Patty. Tous la dévisagèrent, estomaqués. Les parents n’avaient jamais eu vent de cette histoire. Patty précisa que l’entité était gentille, douce. « Quel est son nom ? » demanda Lorraine. « Il a toujours refusé de me le donner » alerta timidement Patty. Lorraine informa calmement la famille que suite à la conversation entre Patty et une entité, un démon avait incontestablement traversé et s’était installé dans la maison. Le refus de dévoiler son identité prouvait aux Warren qu’il s’agissait bien d’un démon. Elle leur déclara par ailleurs que ce dernier les suivrait où qu’ils aillent, et leur ferait subir ces atrocités jusqu’à cequ’ils soient à bout. Alors, le démon serait en mesure de prendre possession des esprits de la famille. Patty, emplie de culpabilité et de remords, semblait d’ailleurs être la candidate idéale. Consternés par la nouvelle, Ed Warren les rassura en leur indiquant qu’ils feraient tout ce qui était en leur pouvoir pour évincer l’entité maléfique.


Dans un premier temps, le couple Warren demanda de l’aide à un ami prêtre qui travaillait souvent avec eux sur des affaires de démon, le Père Jason. Ce dernier logea quelques jours chez les Donovan dans la perspective d’observer les phénomènes. L’entité comprenant ce qu’il se passait, les événements redoublèrent d’intensité. Des portes furent arrachées de leurs fixations, des lits éventrés, et le prêtre lui-même retrouva ses affaires dépliées. Par ailleurs, lorsque que l’homme d’église priait ou bien étudiait calmement, des objets tels que des crayons ou des crucifix lévitaient devant lui, comme pour le narguer. Ed Warren lui-même fut victime d’une attaque en souhaitant inspecter des objets, au grand désarroi de Lorraine, qui n’avait vu une telle force maléfique en action.


Une porte arrachée Mindshadow.fr

Et puis, un matin de fin avril, les Warren se présentèrent à nouveau chez les Donovan où se trouvait le Père Jason. Tous préparèrent l’exorcisme qui allait avoir lieu, tandis que les grincements et tambourinements continuaient à se faire entendre. Le prêtre bénit chacun des membres de la famille ainsi que les époux Warren avant de placer un crucifix autour de son cou. La séance d’exorcisme dura près d’une heure, durant laquelle alternèrent le silence et les hurlements lointains. Pour finir, l’on vit apparaître une ombre, près de la cheminée du salon, semblant arborer deux cornes et un visage très long. Puis, l’ombre disparut et un véritable silence de plomb prit place dans la demeure. Ted et Ellen se regardèrent. Ils en eurent le cœur net sur-le-champ : c’en était terminé. Le poids lourd et morose qui martelaient leur dos et leurs épaules s’était envolé, et une forme de soulagement et d’apaisement se dessinait dorénavant sur leurs visages.


L’histoire absolument épouvantable des Donovan fut racontée peu après en détail dans un des ouvrages écrits par les Warren, la décrivant comme l’une des pires affaires à laquelle ils avaient dû prendre part, de par la nature particulièrement vicieuse et perverse des actes paranormaux. Les phénomènes ne laissèrent pas de trace, du moins pas physiques, mais la famille Donovan, profondément affectée et meurtrie par les événements qui s’acharnèrent sur eux pendant deux mois, ne tarda pas à déménager de la région. Ils y vécurent une toute autre vie, bien plus douce et sereine. Quelques années plus tard, Brian entra à l’université et Patty, elle, se maria. Il ne sera sans doute pas étonnant d’ailleurs d’apprendre qu’elle mit au monde trois beaux enfants.


- Amandine