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La vérité sur les Crop circles ?

Les cercles de culture, plus connus sous le nom d’agroglyphes, sont des formes géométriques qui apparaîtraient spontanément dans des champs de blé, d’orge ou de colza, visibles depuis le ciel. Étymologiquement, le nom « Cercles de culture » est une traduction directe de l’expression anglaise « The Crop Circle » vulgarisée par l’ingénieur britannique Colin Andrews vers la fin des années 1970.


Les premières observations des cercles de culture remonteraient aux années 1960 dans les régions anglo-saxonnes. Le mystère entourant ces formes géométriques aurait inspiré Doug Bower et Dave Chorley, deux fermiers qui déclarent en avoir réalisé plusieurs à la fin des années 1970 en Angleterre par flexion et couchage d’épis de blé. Selon certaines croyances populaires, le diable, surnommé The Mowing-Devil ou diable faucheur, serait le premier à avoir dessiné un « crop circle ». La croyance raconte qu’en 1678, un fermier contrarié par la demande de rémunération démesurée d’un faucheur, jure qu’il préférerait que le diable lui-même vienne faucher son champ d’avoine. La nuit suivant cet événement, le champ prend feu et le lendemain le fermier trouve son avoine parfaitement fauchée.


©Domaine public. Représentation symbolique « diable faucheur » dans une gazette anglaise du XVII siècle.

Au Canada, un fermier déclare découvrir plusieurs crop circles en 1967. Plusieurs autres personnes auraient déclaré quelques jours plus tard avoir vu des ovnis à proximité des endroits des cercles de culture. En Angleterre, c’est vers la fin des années 1970 que des cercles de culture apparaissent à plusieurs endroits de Hampshire et Wiltshire sans explications tangibles. C’est entre 1990 et 2000 que les motifs des crop circles deviennent de plus en plus complexes, et apparaissent dans le monde entier. Selon les statistiques des chercheurs, il existerait plus de sept mille cercles de culture dont quatre-vingt-dix pour cent en Europe.


L’intérêt de ces formes réside dans la part de mystère qu’on leur attribue. Leur perfection esthétique remet en question la théorie selon laquelle l’homme en serait le créateur. Des phénomènes étranges accompagneraient l’apparition de ces derniers. Des insectes morts collés aux tiges, un niveau d’énergie radiesthésiste plus élevé que la norme, des ombres lumineuses apparaissent la nuit sur des clichés de photos pris à proximité des cercles. Ces phénomènes étranges nourrissent bon nombre d’hypothèses. Certaines tendent vers la théorie d’un nuage magnétique ionosphérique, d’autres vers la théorie de l’arme secrète militaire à base de rayons testée sur les champs. Enfin, beaucoup pensent que ce sont des messages extraterrestres ou des signes paranormaux. Plusieurs expériences sont menées, notamment en France afin de vérifier toutes les hypothèses envisagées. À l’aide de planches, de cordes et d’huile de coude, de jeunes youtubeurs de la chaine Astronogeek vont tenter, en 2018, de réaliser un crop circle afin de le comparer à ceux observés depuis le ciel.


Selon Arnaud Thiry, créateur de la chaine Astronogeek, leur expérience démontre à quel point des spécialistes du domaine peuvent se tromper sur l’analyse de ces formes. Aujourd’hui, l’hypothèse la plus adoptée par la population serait que les cercles de culture sont une création humaine que l’on compare aux créations du Land art ou aux graffitis muraux dans les milieux urbains.


©Cropcircle les crop circles en France

En 1990, le journal the Sun publie un article dans lequel la journaliste Amanda Cable présente le crop circle comme conséquence d’une chute d’énormes grêlons, ou du comportement inhabituel des hérissons qui semblent tourner jusqu’à épuisement autour des crop circles. Certains météorologues, comme Terence Meaden affirment que des vortex plasmatiques seraient à l’origine de ces cercles de culture qui « pourrait créer une ‘‘mini-tornade’’ chargée d’électricité statique lorsqu’elle rencontre, sur l’autre versant, une masse d’air immobile »


Dans une interview, Pierre Oul’Chen défend la théorie des sectes ou sociétés secrètes. Selon lui, il y aurait des crop circles formés à partir des deux lettres grecques gamma et dzêta. Deux lettres que l’on retrouve dans les noms de certaines sororités. Les travaux récents de Nicholas Gooddrick-Clarke, ancien professeur de l’université d’Oxford, envisage la théorie des groupuscules. Selon lui, des groupes qui mêlent satanisme et magie noire ont pour signe de ralliement The black sun. Le même signe est alors retrouvé dans plusieurs champs de culture, mais aucune preuve ne permet d'incriminer ces groupes.


©Odinic-rite Médiations sur le soleil partie I


On retrouve aussi, dans l’ouvrage Crop circles : Manœuvres dans le ciel, la théorie militaire défendue par Nicolas Montigiani. Il présente cette hypothèse en expliquant ce que sont les masers. Selon cette théorie, les masers sont des lasers émis par un système aéroporté de la British Army pour des raisons inconnues.


Malgré les nombreuses affirmations des chercheurs à propos de l’origine humaine de ces formes, certaines d’entre elles représentent des symboles chimériques, des visages ou des formes animales et gardent encore une part de mystère, et des interrogations restent encore sans réponse en raison des preuves approximatives que présentent les spécialistes.


Linda