• Nox

La face cachée du dark web.

Le dark web fait souvent parler de lui, notamment pour le nombre de choses illégales que l’on peut y trouver. Certains affirment qu'il est rempli de red room, de trafics en tout genre et de choses qui peuvent choquer bon nombre d’internautes. Certaines choses sont vraies, d’autres le sont nettement moins. Découvrez les dangers du dark net.


Vente d’armes sur le dark web © Journal horaire 03/05/2019

Qu’est-ce que le dark web ?

La façon la plus simple de l’expliquer serait de dire que c’est une partie cachée du clear web ; l’internet sur lequel tout le monde navigue tous les jours. Selon des études, le dark web représenterait environ 80% de la totalité d’internet et le clear web occuperait les 20% derniers.


Comment et quand le dark web a-t-il vu le jour ?

Dans les années 60, l’US Air Force demande à l’ARPA , qui est une agence de recherches technologiques, de créer un ordinateur si puissant qu’il servirait au commandement des bombardements. Une fine équipe se forme, tous excellents dans leur domaine, afin de créer ce qui deviendra l’Arpanet. En 1969, le premier message du seul mot « login » sera envoyé via l’Arpanet entre l’Université de Californie et l’institut de recherche de Stanford.


Aujourd’hui, le dark web est surtout utilisé à des fins illégales. Vente de substances illicites, trafic d’organes, pédophilie ou terrorisme, tout peut être trouvé sur le dark net. C’est un lieu où la liberté d’expression et l’anonymat sont poussés à l’extrême. Effectivement, grâce à son propre navigateur, les utilisateurs sont plus ou moins protégés grâce à des VPN qui leur permettent de rester anonymes. Oui, la faille est là. Le dark web n’est pas accessible via Explorer, Firefox ou tout autre navigateur qui sont utilisés chaque jour. Il nécessite un certain type de navigateur ou d’un réseau se nommant Tor qui exploite des liens se finissant par .onion. Sur le dark web, les liens ne se terminent pas par .fr ni .com mais bien par .onion. Les liens sont introuvables par des moteurs de recherche classiques ce qui attise d’autant plus la curiosité.


L’accès nécessite beaucoup de protection, Tor semble donner un anonymat suffisant pour de simples utilisateurs, mais pour les hackeurs, ces protections ne sont que des jouets en plastique. Elles sont très faciles à casser et il est donc facile d’accéder à l’intimité la plus profonde d’un utilisateur. C’est pour cela qu’il est déconseillé d’aller sur le Dark web, bien que la curiosité donne envie d'accéder à ces sites, sans protection préalable. Le dark web semble être effrayant d’un certain point de vue, mais d’un autre il peut être l’échappatoire rêvée. L’anonymat règne sur cette partie de l’iceberg, et certains utilisateurs vivant dans des pays « fermés » aux réseaux sociaux, à la communication ou autres, y trouvent le bonheur. Beaucoup d’utilisateurs nord-coréens, chinois ou iraniens exposent ce qui se passe dans leur pays via des forums sur le dark web. En parlant des réseaux sociaux, il existe bien entendu Twitter et Facebook, mais dans la version dark. Les journalistes ou même opposants politiques se retrouvent beaucoup sur ces forums.


L’achat de drogues est d’une facilité déconcertante. Toute transaction se fait dans l’anonymat, il est pratiquement impossible de retracer l’acheteur et le vendeur. Bien entendu, une monnaie est spécialement utilisée dans ce cas-là ; une cryptomonnaie comme le Bitcoin par exemple. C’est une monnaie virtuelle et intraçable, permettant de ne rien craindre lors de ces transactions. Bien entendu, la vente d’armes prime sur le marché du dark web, mais pas seulement. Passeports, cartes d’identité ou cartes bleues sont aussi vendus. Il est donc facilement possible de changer d’identité pour quelques centaines d’euros.


Beaucoup de groupes de pirates règnent aussi sur le dark web. Beaucoup d’entre eux traquent les pédophiles et les extorquent. Beaucoup aussi, dédient des sites web à ceux-ci afin de partager leurs informations telles que des numéros de téléphone, adresses et même l’adresse de leur travail. La chasse à l’homme est très présente.


Puis arrive le sujet dont tout le monde entend parler ; les red room.


Qu’est-ce-que les red rooms ?

Ce sont des live stream payants, où des personnes en torturent d’autres en échange d’argent. Dans ces Red room, il y a les meneurs qui payent des milliers d’euros/dollars sous forme de Bitcoin afin d’avoir le contrôle sur la personne torturée. Effectivement, ce meneur est donneur d’ordres aux bourreaux. Il peut demander tout ce qui lui passe par la tête, jusqu'à donner même la mort. Tout est une question d’imagination lors de ces séances. Beaucoup de sites existent comme A.L.I.C.I.A qui est connu comme étant une Red Room. Ce site a surtout été connu à cause du compte à rebours qui se trouvait sur la page principale et des lignes cachées en arrière-plan. Sur le site, en arrière-son, il était possible d’entendre des bruits de portes se fermer brutalement, une respiration angoissée ou même une femme criant. Le compte à rebours arrivé à 0, rien ne s’est passé et ce site est resté tout de même une référence dans le monde de la Red Room.


Beaucoup de points coïncident sur le fait que le Dark Web est un milieu dangereux, et c'est pour cette raison qu'il est si difficile d'y accéder. Qu’est-ce qui est le plus dangereux finalement ? Une plateforme plus ou moins difficile d’accès, ou l’internet sur lequel une grosse partie de la population mondiale navigue chaque jour ?


Hana