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JOHN WAYNE GACY, LE « CLOWN TUEUR »

John Wayne Gacy est sûrement l’un des plus terrifiant tueurs en série de l’histoire des États-Unis. Ce monstre vivant à deux visages cachait ses terribles actes par son dévouement auprès de sa communauté.


John Wayne Gacy, d’origine danoise et polonaise, est né le 17 mars 1942 à Chicago, dans l’Illinois. Gacy et ses sœurs furent élevés dans la foi catholique et suivirent leur scolarité dans des écoles privées. Il a une enfance on ne peut plus normale, jusqu’à l’âge de onze ans. Alors qu’il jouait dans une aire de jeux, Gacy se prit une balançoire en pleine tête. Après cet incident, il a commencé à souffrir d’évanouissements et c’est seulement quelques années plus tard que l’on découvrit qu'un caillot de sang s'était formé dans sa boite crânienne.


Outre ses problèmes de santé, il devenait le souffre-douleur de son père, qui était alcoolique. Il n’hésitait pas à le frapper lorsque quelque chose ne lui convenait pas. Ce qui dérangeait le plus son père était le fait que John ne soit pas sportif. Il l’insulta donc fréquemment de « tapette » et « d’efféminé ».


Portrait de John Wayne Gacy © Le Parisien

À dix-sept ans, il quitta l’école et partit à Las Vegas pour travailler comme concierge dans un salon funéraire où il aura son premier rapport sexuel avec un cadavre. Sa mère, dont il était très proche, tomba malade. Alors, quelques mois plus tard, il retourna chez lui à Chicago. Dès son arrivée, il décida de reprendre ses études. Il obtint son diplôme à l’école de commerce de l’université de North Western et fut embauché en tant que stagiaire en gestion chez « Nunn-Bush Shoe ».


Pendant ses années de travail dans la vente, il développa une remarquable capacité de persuasion et une confiance en lui à toute épreuve. Par ailleurs, il s’impliqua dans plusieurs organisations comme par exemple le « Federal Civil Defense for Illinois » ou le « Chicago Civil Defense », où il était très dévoué.


Dans les années 60, Gacy a travaillé comme gestionnaire de chaîne de restauration rapide et se maria en 1965 avec Marlynn, une de ses collègues de travail avec qui il eut deux enfants. Il était apprécié dans sa communauté et organisait souvent des rassemblements culturels. Son but étant d’attirer l’attention vers lui, voulant être admiré et avoir de l’influence auprès des autres.


Mais, les jeunes employés, eux, le voyaient sous un autre angle. En effet, il utilisait son autorité et obligea plusieurs garçons à lui faire des fellations dans la cave de sa maison, lieu où il a créé un club pour jouer au billard et boire. C’est en 1968, qu’il écopa de dix ans de prison pour agression sexuelle sur Donals Vorhees, qui après plusieurs actes déplacés, décida de tout révéler à ses parents. Il a été incarcéré dans la maison de correction pour hommes de l’État de l’Iowa et forcé à subir une évaluation psychologique.


Il fut libéré après seulement vingt et un mois de prison, en 1970, en vue de son comportement irréprochable et d’une analyse d’un des psychiatres ; « la probabilité qu’il soit de nouveau accusé et reconnu coupable de conduite antisociale est mince ». Il devient par la suite entrepreneur indépendant et acheta une maison dans la banlieue de Chicago.


Le 1er janvier 1972, marqua la date de son premier meurtre. La victime était un jeune homme qu’il rencontra en chemin vers sa maison. Il enterra le corps sous sa maison et ne tua personne d'autre pendant un moment. Entre temps, il épousa Carole Hoff, divorcée et ayant 2 enfants.


Mais Gacy voulait à nouveau être admiré, comme auparavant, alors il participa à des activités communautaires et à des projets bénévoles. Il créa le personnage de « Pogo le clown » pour divertir les enfants malades des hôpitaux. Mais malheureusement, il recommença à abuser de jeunes hommes.


Le « clown tueur » attirait parfois ses victimes en leur promettant des travaux de construction par exemple, puis il les capturait, les agressait sexuellement, les torturait et les étranglait avec ses mains ou une corde.


Le clown tueur © Le Parisien

En 1978, après que l’une des victimes de Gacy, Robert Piest, ait été portée disparu, la police a appris que Gacy était la dernière personne connue à l’avoir vu. Après avoir obtenu un mandat de perquisition, la police se rendit à son domicile. Jours après jours les enquêteurs déterraient de nouveaux corps. Au total, ils en trouvèrent trente-trois, sous le garage, sous la maison, mais également dans la rivière qui se trouvait non loin du domicile de Gacy. Cependant, le meurtrier mis du temps a avoué. Gacy tenta de trouver des excuses pour expliquer les homicides. À chaque argument des policiers, il avait une réponse. Il a même accusé d'autres personnes comme étant ses complices ou expliquait que les jeunes hommes avaient le désir d'être tués… Après quatorze années passées dans les couloirs de la mort, Gacy fut exécuté par injection létale le 10 mai 1994.


La « victime #24 © Le Parisien

Cette affaire fit rapidement le tour des États-Unis. Les horreurs découvertes ont traumatisé bon nombre d’américains. Ce qui reste le plus terrible, c’est que la décomposition avait presque détruit tous les corps, de ce fait, peu de choses permettaient de les identifier. En effet, six des victimes n’ont jamais pu être identifiées. Mais, quarante et un ans plus tard, la « victime #24 » a été identifiée ; il s’agissait de James Byron Haakenson, âgé de 16 ans lors des faits. On espère encore et toujours pouvoir identifier les autres corps, ce qui permettrait de soulager les familles.


Cette horrible histoire aura même inspiré Stephen King pour son livre « Ça » sorti en 1986 et qui est l'un de ses plus grands succès.


Gloria